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Atemporelle ravive la mémoire des monuments commémoratifs

Curiosité Frédéric - assistant base de données et TIC Par Frédéric - assistant base de données et TIC, le 12 mai 2017

Alors que le monument aux Martyrs de la Résistance et aux Soldats sans uniforme vient d’être fleuri par les officiels et histoire, avec un grand H, de prolonger cette commémoration du souvenir, Stéphanie Tézière, guide-conférencière à Atemporelle, vous propose ce dimanche une visite thématique intitulée « Niort - Mémoire et monuments » ; une déambulation originale à la découverte des monuments commémoratifs de la ville - disparus ou oubliés - tels que plaque, stèle, statue, obélisque...
Laissons à présent la parole à Stéphanie afin qu’elle vous en dévoile un peu plus. 

Stéphanie, pouvez-vous, en quelques mots, nous présenter Atemporelle ?
Atemporelle est une entreprise coopérative depuis janvier 2011. Avant cette date, Atemporelle était une association créée en 1998 à Parthenay (79) avec pour objectif culturel et social de porter des projets de qualité en créant de nouveaux emplois dans le domaine de la mise en valeur du patrimoine. Nous sommes actuellement une équipe de six salariés-associés permanents et nous intervenons sur tous les champs de l'étude à l'animation du patrimoine : études historiques et archéologiques, inventaires, expositions, signalétique, outils pédagogiques, médiation directe et formation ! L'entreprise a obtenu les différents agréments d'Etat nécessaires pour exercer cette palette d'activités : producteur et diffuseur de spectacle, organisme de formation et depuis 2008, opérateur en archéologie préventive.

Quels sont vos champs d’action sur le territoire de l’Agglomération du Niortais ?
Depuis 2011, nous sommes intervenus essentiellement dans le domaine de l'expertise et du conseil notamment au donjon - rappelons que Marie-Pierre Baudry, gérante d'Atemporelle, est la spécialiste des châteaux Plantagenêt - mais également dans le domaine de l’ingénierie culturelle (création artistique, Nuit Romane et visites-spectacles à Niort). Pour ma part, j'interviens à Niort depuis 1998 ponctuellement comme relais auprès de l'Office de Tourisme pour l'accueil des groupes. C'est à cette époque aussi que j'ai réalisé un travail d'inventaire du patrimoine pour le Parc interrégional du Marais poitevin. Enfin, en tant que guide-conférencier, j'ai à cœur d'accueillir les scolaires - différents établissements renouvellent leur confiance - et de proposer un programme de visites pour les individuels à Niort comme dans les communes du territoire.

Quels sont les principaux « lieux de mémoire » que vous présenterez dimanche, pendant 1h30 ?
On ne peut pas tout dévoiler... Ce sont avant tout mes « coups de cœur »  tout en conciliant un parcours homogène et cohérent. Parmi les incontournables : le monument de la Résistance, celui consacré à Jacques de Liniers et la Gloria Victis de la place de Strasbourg.

Afin d’inciter l’envie, pouvez-vous résumer l’histoire du monument disparu ou oublié le plus marquant ?
Mon préféré demeure le monument de la Résistance, car je suis très attachée à la production architecturale du XXème siècle et plus particulièrement à l'œuvre des frères Le Sauter que j'ai davantage étudié. En 2009, j'ai conçu une exposition et un livret sur ce sujet. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, se pose la question de rendre hommage aux soldats sans uniforme. C'est ainsi qu'est née l'idée de ce monument, appuyée par Edmond Proust, chef des FFI et chef régional temporaire de l'Armée secrète, mais également secrétaire général du comité de pilotage du projet. Dans sa lettre adressée au maire de Niort en 1947, il insiste sur l'emplacement du futur monument ; il doit être visible de tous et placé dans un lieu très fréquenté. Le conseil municipal donne son accord pour la place Saint-Antoine, entre les deux escaliers conduisant de l'avenue de la République à la rue du Rempart. Le monument, financé par les sociétés d'anciens combattants, est inauguré le 11 novembre 1949. Il représente une main - celle de la femme de l'architecte Léon Le Sauter ayant servi de modèle - enserrant fermement le pommeau d'une épée, devant une flamme. Sur le socle, sont inscrits un extrait du discours du général De Gaulle du 31 octobre 1943, et les noms des 18 mouvements, réseaux et maquis ayant combattu dans le département.

Rendez-vous le dimanche 14 mai, à 15h, place de la Brèche,
au pied de la colonne Morris.

6 € par personne et gratuit pour les moins de 12 ans. Sans réservation.
Plus d’informations au 05.49.63.13.86. ou contact@atemporelle.org

Crédit photos : Atemporelle


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