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Dans le Marais poitevin, on s'y sent tellement bien !

Expérience Fabrice - Amoureux du Marais poitevin Par Fabrice - Amoureux du Marais poitevin, le 06 juin 2014

L’odeur du jasmin qui s’échappe de ma tasse de thé fumante préparée par Françoise, me maintient éveillé allongé dans l’herbe, alors que la langueur de la fin d’après-midi m’envahit.

Les murs du Moulin de Mouron ont un côté rassurant et reposant. Ma pensée vagabonde et je m’évade à nouveau vers ce marais si proche.

Dans la cuisine où Françoise prépare le dîner, les assiettes cognent comme des cymbales et font écho au souffle du vent. On croit reconnaitre les notes de la clarinette de Martin, avec laquelle nous passons de francs moments de rigolades le soir.

Cette musique, c’est la respiration du Marais, si vivant, si proche, si attirant. Les sommets des arbres secoués par le vent, semblent applaudir à l’unisson ce concert vespéral. Et les chants des grenouilles au loin portés par ce vent, amplifient cette symphonie.

Je sens le vent sur mes joues. Je suis bien, je suis là. Et je me souviens de cette première fois où j’ai vu le Marais poitevin. Parce que c’est vraiment beau. Alors on vient pour le découvrir, le voir à ne plus pouvoir s’en passer.

Assis sur le bateau au départ de Coulon, nous nous laissons guider par le batelier à travers le marais. Et il nous raconte chaque canal, chaque fossé qu’il parcourt depuis sa tendre enfance, comme nous prenions les chemins et les routes départementales de notre enfance.

Il connait tous les arbres, et chaque habitant de chaque arbre. Il nous raconte la vie des paysans qui portaient leur bétail sur les prés conquis sur ce Marais. Accrochés au pis de leurs mères maraîchines, les veaux têtards se repaissent dans leur prison de frênes têtards qui forment un bocage à mailles tellement serrées qu’on se sent comme Dédale dans son labyrinthe.

Et le héron semble comme le surveillant d’une cour de récréation où s’ébattent les martins pêcheurs, les ragondins… Et si vous faites silencieusement attention, un chevreuil d’abord curieux puis apeuré dont vous ne finirez par voir que le miroir de son derrière ou la serviette de son cou.

Et quand votre batelier vous parle de l’Histoire de cette région et de ce marais, vous prenez conscience que rien ne s’est fait sans ces générations d’hommes qui on construit ce que vous voyez aujourd’hui. Vous vous sentez imprégné des chants des moines de l’abbaye de Maillezais qui résonnent encore dans les murs des vestiges abbatiaux.

Autour du Marais, dans le Marais, la vie est partout. Et la rame du batelier qui nous ramène à Coulon, ne trempe pas que dans l’eau mais également dans la sueur des générations de gens qui ont fait ce paysage.

Alors le soir à table, écoutez Françoise vous parler de son pays et ses gens. Laissez-la vous mener auprès de ces donneurs de bonheur, qui vous apprendront tous les secrets de leur région.

En dégustant leurs fromages, vous réapprendrez ce que veut dire boire un petit coup. La convivialité  est ici le maître mot. Vous ressentez cette gentillesse et ce plaisir que les gens ont à communiquer avec vous, à vous laisser une part d’eux-mêmes que vous emporterez à tout jamais avec vous.

Et le soir autour du dîner, vous savez déjà que votre richesse d’âme va encore s’agrandir de ces moments si privilégiés auprès de Françoise, Martin et Colleen. En toute simplicité, vous êtes accueillis comme des amis de la famille que vous semblez avoir toujours été. Vous vous sentez si bien.

Alors la première fois que vous êtes venus dans le Marais poitevin, vous aura transformé. Et vous y reviendrez, mais pour eux, tous ces gens qui font que le Marais reste ce qu’il est. Vous y reviendrez pour Françoise et sa famille, pour le plaisir de découvrir avec elle ses lieux moins touristiques mais si typiques.

Le vent souffle encore. Le Marais respire. Ce souffle me donne mon inspiration. J’émerge de ces moments délicieux où j’étais retourné. Le dîner arrive. Comme un enfant qui va avoir sa récompense, je me présente à la cuisine, temple de l’amitié du Moulin, où Françoise toute sourire m’accueille au moment où Colleen se jette à mon cou.

Je suis bien. Je suis là.

« Dans le Bonheur d’autrui, je cherche mon Bonheur ». Le Cid. Corneille

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