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Coulon, barque et goupillon !

Curiosité Alexandra - Responsable Communication Par Alexandra - Responsable Communication, le 07 août 2015

En cette semaine du 15 août, jour de fête de l’Assomption, je consacre cet article au patrimoine religieux et plus précisément à l’église Sainte-Trinité de Coulon qui mérite un crochet !

Une charmante église « trapue » et « paysanne »
La capitale de la Venise Verte love tout contre son cœur une charmante église « trapue » et « paysanne » bâtie en 830, peut-être en bois à l’origine, sur une plateforme composée de sable et de graviers, entre la Sèvre Niortaise et la Dive, à un mètre au-dessus de l’eau. Elle est placée sous le vocable de Saint-Sauveur par l’abbé de Charroux (Vienne). Souvent pillée par les Normands, elle est reconstruite au XIè s. Entre 1154 et 1211, le sanctuaire est rattaché à l’abbaye de Nieul-s.-l’Autise (Vendée) et est dédicacé à la Ste-Trinité.

Un puzzle architectural
L’église est reconstruite en partie au XVè s. (nef sud et porte latérale). Au XIXè s., l'architecte niortais Pierre-Théophile Segrétain entreprend des travaux dans un « style composite poitevin » : roman pour le sanctuaire au chevet plat et gothique pour la triple nef dans le goût du collatéral sud datant du XVè s. L’édifice est classé en 1992 Monument historique.

Le prêchoir extérieur : une pure invention journalistique !
Dans les temps anciens, un oratoire extérieur est élevé pour permettre aux Maraîchins d’assister à l’office sans descendre de barque, à l’époque où le bourg était entaillé de canaux. En fait, il s’agit d’une pure invention journalistique colportée au moment de l’ouverture du syndicat d’initiatives en 1950. Le pseudo-prêchoir est tout simplement une tour à auvent remplaçant une échelle amovible qui était accrochée à l’édifice pour pouvoir sonner le tocsin sans pénétrer dans l’église. Peu pratique et risquant de causer des accidents, elle est substituée par la tour d’escalier dont la partie supérieure était, avant 1733, accessible par une échelle, car il manquait 13 marches !

La litre funéraire
Cette bande noire est peinte au XVIIIè s., sous le ballet, lors du décès de Marie-Charlotte de Belleville, mère du seigneur de Coulon, Jean-Gabriel Simon Berthelin de Montbrun. Jusqu’en 1776, les seigneurs hauts-justiciers avaient le droit d’être inhumés dans les églises. La litre funéraire rappelle ce droit de deuil. Elle figure les armoiries de plusieurs familles apparentées : les de Belleville, de la Rochebrochard, de Lusignan de Saint-Gelais, de Berthelin et du Breuil.

La bénédiction des bateliers du Marais
Sainte-Trinité de Coulon est une église toujours vivante qui, le dimanche 23 août, à 19h, vibrera avec la bénédiction des bateliers du Marais. Cette communion collective, plus festive que religieuse, sera l’occasion singulière de mettre en lumière la batellerie touristique, activité emblématique de la Venise Verte. Le cortège, vêtu de blanc et rame hissée, s’ébranlera de l’église jusqu’à la Sèvre où une flottille de barques se formera ensuite pour être bénie par le Père Barratange, successeur de cette cérémonie initiée par l’abbé Chataigner il y a plus de 10 ans déjà.

Venez nombreux assister à cette tradition locale qui exalte les cœurs et les âmes !

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