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Georges Lasseron (1844-1932), un architecte de la IIIème République

Curiosité Frédéric - assistant base de données et TIC Par Frédéric - assistant base de données et TIC, le 09 novembre 2016

Cette semaine, l’Office de Tourisme vous livre le premier article d’une longue série de portraits de personnalités ayant marqué de leur empreinte l’histoire locale de notre territoire.
Le personnage, que nous croquons aujourd’hui, s’appelle Georges Lasseron, l’architecte municipal de Niort sous la IIIème République.

De Paris à Niort

Son père Charles, architecte et ingénieur civil, gagne Paris pour son travail et l’éducation de son fils. La formation intellectuelle du jeune Georges est influencée par les réalisations du baron Haussmann sous Napoléon III. En 1870, il intègre l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts, section architecture. Diplôme en mains et devant faire face à une rude concurrence, il décide de quitter la capitale pour Niort, sa ville natale et en devient l’architecte pendant 30 ans, de 1883 à 1913.

Ses commandes publiques

Avec la construction de monuments publics et privés, il participe à la transformation du paysage « architectural » de la ville, de la fin du XIXème siècle au début du XXème siècle. Sa carrière est liée à la longévité politique du maire Ludovic Martin-Bastard qui, sous ses 24 ans de mandat, planifie la construction de nombreux bâtiments communaux (écoles laïques, école de dessin, lycée de jeunes filles, Hôtel de Ville, bains-douches). Les aides de l’Etat, promulguées par les lois sur l’organisation municipale et les lois Jules Ferry, favorisent ces réalisations.

Ses constructions privées

Georges Lasseron est aussi le maître d’œuvre de la Caisse d’Epargne bâtie en 1892, du grand magasin « A la Ménagère » et du Grand Café construits au début du XXème siècle. Il répond ainsi au changement des habitudes commerciales nées à la Belle Epoque et introduit pour la première fois à Niort le style Art Nouveau.
Moins connues sont ses cinq chapelles funéraires, dernières demeures d’illustres niortais : celle de l’industriel Marot, par exemple. Il parfait cette approche intimiste de l’architecture religieuse en aménageant les portes d’entrée des cimetières Ancien et Cadet, copies de l’entrée principale du Père Lachaise. 

Le barde poitevin Yves Rabault dans notre prochain numéro !

Crédits photos : « Le Grand Café » (carte postale ancienne), « A la Ménagère » (Ville de Niort - Bruno Derbord), « Hôtel de Ville » (carte postale ancienne), « cimetière Ancien » (auteur inconnu), « ancien lycée de jeunes filles » (Darry, 2007).

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