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Le frêne-têtard, le roi du marais boisé !

Nature Frédéric - assistant base de données et TIC Par Frédéric - assistant base de données et TIC, le 31 octobre 2017

Ce week-end, l’arbre emblématique de la Venise Verte est célébré en grandes pompes à Amuré qui s’implique depuis longtemps à revaloriser ses paysages et à bichonner « son » frêne-têtard, classé arbre remarquable des Deux-Sèvres et trônant au bord du chemin de la Cabane.

Depuis 1996, la Fête du Frêne-Têtard met donc à l’honneur l’arbre-totem du marais bocager et cette année présentera la seule et unique 2 CV au monde en bois et qui roule !

Baptisé localement « fragne » ou « cabourne » quand son bois est creux, il peut vivre plus d’un siècle. A l’origine, il est planté « en terrée ». La « terrée », relique des premiers aménagements du marais mouillé, est composée de buttes linéaires boisées, flanquées de fossés. Le frêne est taillé en têtard à 1 m. à hauteur des bras pour faciliter le travail ; debout dans la barque en période de crue. Suite à l’implantation des laiteries coopératives au XIXème siècle, certaines « terrées » sont converties en prairies pâturées.

Aligné en bord de canal pour en consolider la berge, l’arbre était étêté l’hiver, tous les 5 à 7 ans (tous les 12 à 15 ans aujourd’hui avec la mécanisation), à 2 m. du sol pour empêcher les ruminants de venir grignoter les premiers rejets printaniers ; ses feuilles étant un bon fourrage pour les vaches qui en raffolent ! Les branchages, liés en fagots par un brin de saule, servaient de bois de chauffe pour les chaumières et le four à pain, étaient employés à la marge pour la fabrication de manches d’outils, d’ustensiles de ménage, de matériel de pêche…

Actuellement, 80 % des arbres du Marais poitevin sont du frêne, soit 400.000 pieds ! Mais, cette vieille trame arborée souffre de l’érosion et est menacée depuis 2016 par la chalarose, un champignon provoquant le flétrissement des feuilles ; d’où la mise en place d’un « plan paysage » avec la sélection de six espèces : le chêne pédonculé qui convient aux milieux tourbeux, le peuplier noir jadis exploité dans le Marais pour construire des charpentes, l’orme champêtre résistant à la graphiose, le saule blanc ne donnant pas un bois de chauffage mais retenu pour sa qualité esthétique, l’érable champêtre et le charme commun. Des zones tests sont en cours d’expérimentation…

 

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