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Le Marais d’antan : retour vers le passé !

Famille Frédéric - assistant base de données et TIC Par Frédéric - assistant base de données et TIC, le 21 juillet 2017

Flash back sur une époque surannée, immortalisée sur les cartes postales anciennes, instantanés de tranches de vie paysanne narrant le Marais poitevin du temps où le déplacement d’un village maraîchin à un autre se réalisait par l’emprunt des fossés, conches et rigoles jusqu’à ce que la construction dans les années 1950-1960 de passerelles et de chemins carrossables desservant la plupart des parcelles contribue à faire disparaître cette « coutume » ancestrale qui aujourd’hui en adopte une autre, celle du tourisme vert !

Jadis, le maraîchin était un vrai couteau suisse ; à la fois pêcheur, chasseur, cultivateur, éleveur et ouvrier dans une scierie ou une laiterie coopérative. D’ailleurs, le préfet Dupin écrit au XIXème siècle qu’« il est riche s’il a un batelet, un filet de pêche et un fusil ». La plate, barque traditionnelle à fond plat, était alors un bien précieux qui se recevait en dot jusqu’à la fin du XIXème siècle. Elle comprend au moins quatre tailles calculées en pied (1 pied = 33 cm) pour divers usages.

Le 8-12 pieds pour la chasse. Léger, il se faufile partout jusqu’au plus près du gibier d’eau. Le chasseur se déplace allongé au fond de son batai, avance avec ses mains ou à l’aide d’une « pelle » et tire avec son canardier.

Le 13-16 pieds, le plus courant, pour les petits travaux agricoles (transport du fumier, de la « battelée » d’herbe, rentrée des récoltes, des haricots) et le commerce (transport du bois de chauffage pour les fours des boulangeries, des marchandises des commerçants ambulants, collecte des bidons pour les laiteries).

Le 16-18 pieds (à deux têtes carrées permettant de le coupler à une ou plusieurs autres barques) pour le transport du bri (argile grise alimentant les poteries, tuileries et briqueteries) et le remorquable des trains de bois de peuplier.

Le 20-22 pieds pour emmener  à l’aide de deux « pigouilles » (perche de 4 à 7 m. de long terminée par une petite fourche à deux crocs nommés « doigts ») le tracteur ou tête-bêche trois ou quatre vaches aux champs.

Il est toujours possible aujourd’hui de revivre ces siècles révolus si bien décrits dans les romans réalistes du Prix Goncourt Ernest Pérochon en profitant des anecdotes des guides bateliers des différents embarcadères maraîchins.
Même l’embarcadère familial « Bardet-Huttiers » d’Arçais vous embarque dans un véritable voyage dans le temps ; vos hôtes étant souvent habillés comme leurs aïeux, blouse de toile bleue et chapeau à larges bords.

Crédits photos : l’embarcadère « Bardet-Huttiers » à Arçais et le photographe professionnel Darri

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