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Saint-Liguaire

Idée de découverte bucolique du village à vélo

Partez à la découverte de Saint-Liguaire à bicyclette. Tout en vous promenant, laissez-vous habiter par l’histoire de son ancienne abbaye bénédictine dont il reste aujourd’hui quelques vestiges parsemés dans le bourg. Avant de suivre les péripéties de ses moines, intéressez-vous à celles de la ferme communale de Chey, ancienne dépendance du monastère et actuel lieu de mémoire entre Nouvelle-France et Poitou. Puis, tout en profitant de la fraîcheur de l'église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine, vous pourrez admirez ses vitraux lumineux dont celui du mégissier et de Sainte-Macrine. Quelques coups de pédales plus loin, vous apprécierez la quiétude de La Roussille tout en découvrant son écluse (Une des premières écluses à sas de France et la plus importante des écluses de Niort à Marans), la maison de l'éclusier de 1808 et l’ancienne chamoiserie-ganterie Rousseau. Après un petit périple le long de la Sèvre Niortaise, entre rivière et campagne, vous terminerez votre visite avec le château de la Tiffardière (Manoir du XIXème siècle transformé en foyer de l'enfance).

La ferme communale de Chey : Lieu de mémoire entre Nouvelle-France et Poitou

Cette ancienne métairie, dépendante de l’abbaye de St-Liguaire, élevait des moutons et cultivait la vigne. D’ailleurs, son nom dérive de chai, mot du dialecte poitevin emprunté à la langue gauloise désignant un lieu où sont emmagasinés les vins et eaux-de-vie en fûts. De 1623 à 1665, elle est exploitée par la famille Gobeil. Son dernier propriétaire, Monsieur Norbert, cesse son activité en 1990. Rachetée par la Ville de Niort en 1994, la ferme devient l’année suivante le nouveau siège du Chaleuil Dau Pays Niortais (groupe régional d’expression et de maintenance des traditions populaires poitevines). En 2003, ce site est classé Lieu de mémoire entre Nouvelle-France et Poitou.

Les Gobeil : la saga d’une famille poitevine
Jean Gobeil, né en 1627 à St-Liguaire et métayer à la ferme de Ché, est le fils de Pierre, laboureur à la charrue, et de Catherine Chaigneau. Il est parent du châtelain de La Tiffardière. A 27 ans, il épouse à Niort Jeanne Guyet, dont le père est maréchal-ferrant. Ils auront quatre filles. Après avoir longuement discuté avec la famille Dabillon au sujet du pays de la fourrure, ils décident de partir de La Rochelle vers la Nouvelle-France. En 1665, il loue à un bourgeois à Château-Richer, à quelques km de Québec, la ferme de 5 arpents Le Saut-à-la-Puce, soit une maison et ses dépendances pour y loger un taureau, deux boeufs, trois vaches et deux veaux. Aujourd’hui, Gobeil est le 2ème nom le plus usité au Canada !

L’église Sainte-Marie-Madeleine

L’édifice datant du XVème, XVIIIème et XIXème siècle est édifié en partie avec les matériaux de l’ancien monastère de Saint-Liguaire.

A voir : le vitrail du mégissier* (1928) et celui de sainte Anne (1952, style Art Déco).
*Mégissier : ouvrier oeuvrant aux premières étapes du tannage des peaux de mouton.

L’ancienne chamoiserie-ganterie Rousseau

La veuve d’Aristide Rousseau achète en 1909 le Moulin Neuf à St-Liguaire pour y installer son entreprise implantée depuis 1882 au Moulin du Roc à Niort. En 1911, le moulin à chamois est équipé de foulons à maillets du XVIIIème siècle, modèle référencé dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert et protégé depuis 2000 étant le seul exemplaire toujours conservé en France, voire en Europe ! On compte 167 ouvriers en 1946 et 280 en 1969. L’activité cesse en 1981. Aujourd’hui, les bâtiments sont loués à des artisans et artistes.

Le bateau à cordes du Port Lateau

Il est mis hors d'eau en période hivernale.

Les champs d'angélique

En savoir plus :
www.vivre-a-niort.com

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