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Patrimoine religieux

L’Eglise Saint-Maixent à Niort (quartier Souché)

L’édifice roman est ravagé par les protestants, restauré partiellement au XVIIème siècle et agrandi au XVIIIème siècle.

La statue du clocher représente saint Maixent logé dans une niche à dais néogothique et foulant la fée serpente Mélusine.


Eglise Sainte-Marie-Madelaine à Niort , quartier de Saint Liguaire

L’édifice datant du XVème, XVIIIème et XIXème siècle est édifié en partie avec les matériaux de l’ancien monastère de Saint-Liguaire.

A voir : le vitrail du mégissier* (1928) et celui de sainte Anne (1952, style Art Déco).

*Mégissier : ouvrier oeuvrant aux premières étapes du tannage des peaux de mouton.


Eglise Saint-Etienne du Port, rue Gambetta, à Niort

La paroisse, composée d’ouvriers, maraîchers et jardiniers, est créée par décret impérial en 1853. L’édifice néogothique est élevée de 1897 à 1906 grâce à la générosité du maître-chamoiseur Boinot et à l’énergie de l’abbé Riquet qui organise des ventes de charité, des concerts, des fêtes… pour financer en grande partie les travaux. Elle est la première église de France libre de toute tutelle étatique.

A voir :

  • L’imposante nef unique à voûtes d’ogives,
  • Le ciborium (baldaquin à colonnes surmontant l’autel),
  • Les six chapelles rayonnantes,
  • La crypte d’assèchement,
  • Les vitraux absidiaux narrant les principaux épisodes de la vie de saint Etienne,
  • Les grandes orgues,
  • La statue en bois du patron de l’église sculptée par Laurent Page.

L’Eglise Saint-Florent, 1 rue Camille Desmoulins à Niort

Cette église du XIème-XIIème siècle est élevée au bord du chemin de Saint-Jacques de Compostelle menant à Saint-Jean d’Angély. Sa haute façade quasiment aveugle est percée d’une porte en plein-cintre et est surmontée d’un clocher-peigne à deux baies.

Remarquez le réemploi dans sa maçonnerie de quatre sculptures préromanes en forme de cadre. S’agit-il de la représentation de la vie de l’homme ou de celle de Saint Lorent et de deux figurations de l’Annonciation et de la Visitation ?

Saint Florent, soldat romain converti et ordonné prêtre par Saint Martin, vit en ermite dans une grotte, près de la Loire. D’après la légende, il rend la vue aux aveugles, guérit les infirmes et délivre les démoniaques. Il meurt à l’âge canonique de 123 ans à la fin du IVème siècle.


L’Eglise Saint-André, rue Saint-André, à Niort

Fièrement dressée sur la colline la plus haute de Niort, l’église de l’architecte Segrétain se donne des airs de cathédrale avec ses deux flèches de 70 mètres de haut. Présente dès le XIème siècle, elle connaîtra les guerres de religion, la Révolution avant d’être entièrement reconstruite à la fin du XIXème siècle dans le style néogothique.

L’église Saint-André était, dit-on, la plus belle et la plus grande de la province et également plus ancienne que Notre-Dame. Sous la Révolution, en grande partie détruite, elle est débaptisée et nommée "Temple de la Montagne".

Elle est inscrite en 2015 sur la liste supplémentaire des Monuments historiques. 


Eglise Saint-Hilaire à Niort

Cette église du XIXème siècle de style néoroman byzantin, financée en partie par l’empereur Napoléon III et signée Pierre-Théophile Segrétain, premier architecte départemental des Deux-Sèvres, porte le patronyme de l’évangélisateur du Poitou, premier évêque de Poitiers au IVème siècle, Docteur de l’Eglise qui a donné son nom à 85 communes françaises dont Saint-Hilaire-la-Palud (Marais poitevin).

Une grande statue du saint est représentée sur la façade, dont la forme générale ressemble à celle de Notre-Dame la Grande de Poitiers. Il est encadré par Saint Ambroise, Docteur de l’Eglise latine, et Saint Athanase, Docteur de l’Eglise grecque, tous deux contemporains de l’évêque. Saint Hilaire fait le signe de bénédiction avec sa main droite, tient dans celle de gauche le livre de la Trinité et foule un monstre.

Elle est inscrite en 2015 sur la liste supplémentaire des Monuments historiques. 


L’Eglise Notre-Dame, rue Jeanne d’Arc à Niort

Construite de 1491 à 1534 dans le style gothique flamboyant sur une ancienne chapelle romane, l’église Notre-Dame est remaniée et restaurée au XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle. Classé Monument historique, son portail Nord comprend des éléments décoratifs appartenant au gothique finissant (pilastres formant pinacles*, ornements de feuilles de choux frisés sur les arcs en accolade, remplage** en forme de flammes dans la fenêtre du premier étage) et à la Renaissance (tribune ornée de médaillons de têtes de profil et de trois-quart sculptés sur la balustrade). L’église Notre-Dame est le monument le plus haut du département. La flèche de son clocher culmine à 75 mètres de haut !

D’après une légende poitevine, on attribue la construction de la flèche à la fée Mélusine. Au cours de ses escapades nocturnes, Mélusine, moitié femme, moitié serpent ailé, a construit villes et châteaux (ville de Parthenay, châteaux du Coudray-Salbart, de Cherveux, de Niort...) afin d’accroître la puissance de son époux, Raymondin, seigneur de Lusignan.

*Pinacle : terminaison en forme de cône ou de pyramide effilés d’un pilastre (colonne carrée).

**Remplage : réseau de pierre garnissant l’intérieur d’une fenêtre.


Temple de Niort

Le Temple protestant occupe, depuis 1805, l’ancienne église du couvent des Cordeliers comme l’atteste la Bible ouverte sur le tympan de la porte. L’église du milieu du XIIIème siècle, dégradée par les guerres de religion, est restaurée en 1607 comme l’indique la date gravée au-dessus de la fenêtre.

L’édifice est également amputé de son clocher et de ses chapelles.


L’Eglise Sainte-Pezenne, quartier de Sainte-Pezenne (Rue centrale)

Elle est la plus ancienne église de Niort. L’édifice primitif, bâti à l’emplacement d’un temple païen dédié à Thor, est reconstruit de la fin du XIème siècle au début du XIIème siècle, remanié du XVème siècle au XXème siècle, puis inscrit en 2003.

A l’époque des invasions normandes (IXème-Xème siècle), la moniale Pezenne fuit jusqu’en Aquitaine son Espagne natale où règne des persécutions.

Après avoir longtemps marché avec ses compagnes Macrine et Colombe, elle meurt d’épuisement sur un coteau dominant la Sèvre Niortaise. Des guérisons miraculeuses autour de son tombeau sont à l’origine d’un pèlerinage très fréquenté. En 1147, à l’occasion de la seconde croisade, Aliénor d’Aquitaine fait don de la dépouille au comte de Vermandois qui l’emmène dans le nord de la France, à Saint-Quentin. La ville est prise en 1557 par l’armée de Philippe II d’Espagne.

L’empereur remet la relique à sa sœur, impératrice d’Allemagne. Cette dernière, à sa mort, la rend à son pays d’origine. Son corps est déposé dans une chapelle du palais royal de l’Escurial de Madrid. Une phalange de la religieuse est offerte à la paroisse en 1955, suite aux démarches zélées de l’archiviste départemental des Deux-Sèvres, Maurice Béguin et de l’abbé Morice, curé de Sainte-Pezenne !

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