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5 km à pied, ça use, ça use les souliers !

Famille Jennifer - conseillère en séjours Par Jennifer - conseillère en séjours, le 01 juin 2018

Novice en matière de randonnée, je décide, en ce dimanche ensoleillé, de partir à la découverte du village du Vanneau en empruntant un circuit de randonnée de 5 km intitulé « Le Marais, terre apprivoisée ».

Ce circuit fait partie d’une boucle de 16 km. A votre loisir de faire comme moi la portion de 5 km pour les débutants ou non-initiés à la randonnée ou de partir sur le circuit de 16 km pour les plus habitués.

Je démarre donc du parking de la place de l’église comme indiqué sur ma fiche randonnée.

Cette petite fiche rouge vous permettra de suivre le tracé de votre parcours et vous servira de guide de visite. Elle est téléchargeable gratuitement en ligne sur le site de Rando en Deux-Sèvres à l’adresse suivante : randoendeuxsevres.fr. En vente également dans nos accueils de Niort, Coulon et Arçais au tarif de 0.50 cts.

Je m’engage ensuite derrière l’église et je découvre les premières bornes de balisage jaune indiquant le départ du circuit. Les personnes suivant le circuit de la Vélo Francette en direction de La Rochelle ou de Niort y trouveront la balise V43. Après avoir longé l’école maternelle et prit une petite rue à droite, je découvre une magnifique vue sur le port.

Le Grand Port du Vanneau était destiné aux agriculteurs du haut village comme de la plaine alentour. Chacun pouvait accéder au marais pour exploiter ses parcelles et communiquer avec la vallée de la Sèvre Niortaise. D’où l’ampleur de ce port qui suffisait à peine. C’est pourquoi il était interdit d’entreposer les récoltes plus de 24 heures sur le quai pour ne pas gêner le continuel va-et-vient des barques et des charrettes chargées de foin, de bois, d’herbe et de bétail. La période de fenaison constituait un moment de grande effervescence sur le port du Vanneau. Enjambant la corde à Foubert, la passerelle métallique donne accès à la terre noire des jardins inondables.

Je profite de ce lieu reposant et fréquenté des vacanciers, qui flânent à vélo ou à pied, pour poser mon sac à dos, m’assoupir un instant dans l’herbe fraîche et partager un pique-nique léger avec des amis à l’ombre des frênes-têtards et des peupliers.

Après le déjeuner, je reprends mon parcours en empruntant la rue de la Belette. Rue typiquement maraichine où les habitations sont reliées d’un côté aux chemins d’eau et de l’autre côté à la terre ferme. Les fermes se succèdent selon un parcellaire « en lanières » caractéristique de l’habitat maraichin. La façade des habitations ouvre sur la rue. A l’arrière, les bâtiments agricoles développent leurs grands volumes ouverts presque jusqu’au canal où chaque exploitation dispose d’une cale : les récoltes du marais arrivaient en barque pour s’entasser dans les fenils (granges).

Au bout de cette grande rue, je franchis le pont d’entrée dans le marais. Je continue tout droit sur le chemin blanc et je longe le canal du Chail sous une chaleur harassante. Je découvre quelques espèces locales comme le populage des marais (plante vivace à grosses feuilles en cœur avec de jolies fleurs jaunes) et le jonc fleuri (herbe vivace pouvant atteindre un mètre de haut).

En traversant la passerelle en bois dite à Ségolène et en continuant sur le premier chemin à gauche, pâturages, frênaies et peupleraies se succèdent annonçant la proximité de la scierie que nous traversons littéralement. L’usine créée en 1919 détaillait des peupliers. Avant-guerre, elle fabrique ses premiers contreplaqués mais c’est dans les années soixante-dix qu’elle prend une taille industrielle.

En continuant sur le chemin de randonnée, je rejoins le village à l’ombre des arbres en longeant les carrés potager, dont la terre noire témoigne de la richesse du sol notamment favorable à la culture de la mogette.

Cette randonnée est parfaite pour débuter la marche en famille. Elle est facilement accessible et vous pourrez terminer votre après-midi par une petite balade en barque à l’embarcadère « Le Paradis », au port de Sainte-Sabine, direction Arçais.

Ma journée se termine chez Marinette, propriétaire du bar-tabac « Le Vanneau », où un petit rafraîchissement est le bienvenu. Marinette Rondonnet, qui a pris la succession de ses beaux-parents, tient, depuis 1958, une plaisante buvette qui fait à la fois bar-tabac, lieu de rencontre, QG des parlottes du village. Les tables et le comptoir en bois, les murs couverts de papier peint, le poêle en fonte, le cigare rouge qui signale la façade dans le bourg sont d’époque. Personnage d’une extrême gentillesse, elle saura vous accueillir et vous parler de son village auquel elle est fortement attachée.

J’espère vous avoir donné l’envie de chausser vos baskets pour partir à la découverte de nos chemins blancs et de nos paysages bucoliques.

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