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Promenons-nous à Arçais…

Famille Alexandra - Responsable Communication Par Alexandra - Responsable Communication, le 18 septembre 2020

Arçais est l’exemple typique d’un village organisé autour de l’eau. En y arrivant, on peut distinguer nettement deux entités : la partie basse avec son ancien chemin de halage et la partie haute, le côteau de la Garenne, qui surplombe le marais. 

J’aime me perdre dans ces venelles à la découverte de ses petits recoins. Vous verrez des ports privés. Ils portent tous un nom : celui de Cheusse, du Busseau, des Oliviers…, par exemple. On remarquera aussi de grands bâtiments qui évoquent le passé agricole de ce village. Le Grand Port, en revanche, était un port communal, un lieu de négoce intense jusqu’au début du XXème siècle avec un usage réglementé. Pour l’anecdote, iI y était interdit d’entreposer plus d’une journée ses récoltes afin de ne pas perturber le va-et-vient incessant des barques. De ce port, partent 40 kilomètres de canaux navigables.

Empruntons à présent le quai de halage qui longe la Sèvre Niortaise. A droite, le "Logis", propriété privée datant du XIXème siècle et, à gauche, une grue utilisée jadis pour hisser les troncs de bois acheminés par voies d’eau.

Remarquez l’architecture des maisons sur votre droite. Elles sont tournées vers l’eau et se pressent à flanc de côteau. Habitation et dépendances sont sous un même toit. En général, côté rue, la partie habitation, plutôt sommaire, avec une façade assez étroite en crépi. Il fallait descendre quelques marches pour accéder aux dépendances qui s’étirent en longueur au plus près de la conche pour faciliter le déchargement des récoltes. Dans l’étable, quelques vaches seulement. Les contraintes du marais ne permettaient pas un élevage important.

Vous comprendrez ainsi le rôle indispensable de ces venelles, de largeur d’une brouette disait-on, qui séparaient souvent deux exploitations et permettait de remonter les récoltes à sécher dans les dépendances.

Vous remarquerez aussi un panneau signalétique évoquant la mogette. Il faut se rappeler que sa culture convient parfaitement au régime hydraulique maraichin. Peut-être aurez-vous l’occasion de voir les "tourettes", les pieds arrachés disposés autour d’un piquet, qui étaient très courant dans le paysage, car Arçais était réputé pour sa culture de cet haricot blanc.

Poursuivez votre chemin, toujours en longeant la Sèvre. Franchissez les passerelles et n’hésitez pas à continuer jusqu’au bateau à chaines. Il permettait de passer d’une rive à l’autre, notamment pour les écoliers qui vivaient jadis dans les fermes isolées. Maintenant, il fait le bonheur des cyclistes et randonneurs pour prolonger leur balade. Revenez vers la route de la Garenne pour voir les façades des maisons évoquées précédemment. Remarquez également quelques éléments insolites : à l’angle des maisons, une pierre posée verticalement. Il s’agit d’un chasse-roue qui permettait de repousser la roue de la charrette dans le virage ou bien un rouleau en forme conique qui, tiré par un cheval, permettait de décoller les grains de mogettes.

Vous ne manquerez pas non plus une maison au style suranné, "Le Bon Coin", comme une carte postale qui évoque le passé d’Arçais.

C’est ici que se termine cette balade que vous pouvez prolonger par un petit tour en barque !

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