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Saint-Florent

Sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

Saint-Florent appartenait jadis à l’élection, à la châtellenie et au siège royal de Niort. Cette ancienne petite cité ouvrière des salariés des usines de contreplaqués Rougier et de la gare de triage SNCF est rattachée à la commune de Niort en 1969. Aujourd’hui, le quartier accueille une zone industrielle ainsi que l’hippodrome et le golf-club de Niort. L’ancienne gare de triage de Romagné, nommé le village nègre en raison de la fumée des locomotives qui noircissaient les murs, est devenue aujourd'ui une plateforme intermodulable faisant de Niort un carrefour logistique pour les trains de marchandises de la région parisienne et du port de La Rochelle.

Curiosités à voir :

L'ancienne mairie-école de 1900

L’église Saint-Florent

Cette église du XIème-XIIème siècle est élevée au bord du chemin de Saint-Jacques de Compostelle menant à Saint-Jean d’Angély. Sa haute façade quasiment aveugle est percée d’une porte en plein-cintre et est surmontée d’un clocher-peigne à deux baies. Remarquez le réemploi dans sa maçonnerie de quatre sculptures préromanes en forme de cadre. S’agit-il de la représentation de la vie de l’homme ou de celle de saint Florent et de deux figurations de l’Annonciation et de la Visitation ? Saint Florent, soldat romain converti et ordonné prêtre par saint Martin, vit en ermite dans une grotte, près de la Loire. D’après la légende, il rend la vue aux aveugles, guérit les infirmes et délivre les démoniaques. Il meurt à l’âge canonique de 123 ans à la fin du IVème siècle.

L'hôpital de Niort

Ce site a toujours eu une vocation hospitalière depuis le Moyen Age :

  • L’aumônerie séculière de Saint-James de 1204 à 1681 pour l’accueil des pèlerins, des pauvres et des malades hors les murs de la ville.
  • L’hôpital général à partir de 1665 pour lutter contre la mendicité en y enfermant les gueux.
  • Le centre hospitalier Georges Renon* bâti de 1924 à 44 et deuxième hôpital de France à l'époque de par ses dimensions et ses équipements modernes.

*Chirugien, professeur et rénovateur de l’hôpital de Niort de 1905 à 42.

Le nouvel hôpital, ouvert en 1983, est aujourd’hui le premier employeur des Deux-Sèvres.

La chapelle de l'ancien hôpital général

Au XVIIème siècle, la mendicité est un fléau social, car des troupes de gueux se réunissent en une espèce de corporation avec ses règles, ses chefs, ses assemblées et son langage particulier : l’argot. Louis XIV décide alors de les enfermer en créant des hôpitaux généraux.
Avec ses deniers, Philippe de Montault-Bénac, duc de Navailles, lieutenant-général des armées du roi et gouverneur de Niort achète une ancienne auberge dite La Forge pour y fonder l’hôpital général de Niort, bâti de 1665 à 1729. La chapelle du Saint-Esprit, élevée vers 1665 par les Franciscaines, est achevée et incluse au XVIIIème siècle dans un nouveau couvent par les Augustines hospitalières, puis détruite et remise à neuf en 1867. En 1683, le jésuite Chaurand, fondateur en France de plus de 120 hôpitaux généraux, réforme l’administration de la maison.
Agrandi par l’ingénieur niortais de Lucet et achevé en 1832, l’établissement est géré de 1729 à 1977 par les Filles de la Sagesse. Dans les premières années, l’hôpital est leur tombeau, car les conditions de vie sont difficiles et les épidémies légion, dues à la saleté des lieux. La ferme, construite de 1885 à 87, desservie par un tunnel aménagé sous la rue de l’Yser, est baptisée La Colonie Agricole Henri Giraud, en l’honneur de son promoteur, député décédé en 1887. Elle est démolie progressivement de 1974 à 76, lors du tracé de la voie-express Charles-de-Gaulle.

La chapelle néo-gothique Notre-Dame du Sacré-Cœur

Elevée en 1874 par Brizacier, architecte à Tours, elle est le lieu de prière des Sœurs, la grande chapelle étant réservée aux cérémonies. Après une tempête, pour des raisons de sécurité, le clocher, accueillant une statue de la Vierge encore visible en 1955, est démonté. En remerciement de la protection de l’hôpital des bombardements de 44, une grotte à Notre-Dame de Lourdes est bâtie dans le petit bois, ancien lieu de retraite des religieuses.

Le centre hospitalier Georges Renon

L’architecte André Laborie réalise de 1924 à 44 le deuxième hôpital de France de par ses dimensions et ses équipements modernes.
Du nom du chirurgien, professeur et rénovateur de l’hôpital de Niort de 1905 à 42, il est composé de pavillons séparés par une végétation verdoyante, afin d’éviter la propagation des maladies infectieuses.
En 1966, le premier plan directeur établi par les architectes Jean Laborie fils et Le Sauter est approuvé par le ministère de la Santé, soit un total de 2.277 lits, l’abandon du système pavillonnaire et le glissement de l’hôpital vers le sud-est, au-delà de la rue de l’Yser.
Les années 70 sont la décennie de la modernisation de l’institution (nouvelle école d’infirmières, maison de retraite Le Grand Cèdre, nouveau centre départemental de transfusion sanguine…).

Le nouvel hôpital

Ouvert en 1983, il est bâti sur les anciens terrains de la ferme et des jardins des religieuses (conservation symbolique d’un ancien puits).
De 1995 à 97, les services demeurés du côté de l’avenue St-Jean-d’Angély sont transférés dans le nouvel hôpital. Les urgences sont agrandies de 2003 à 2005. En 2004, l’établissement est classé dans les quinze premiers hôpitaux de France. Il est le premier employeur des Deux-Sèvres en 2006 avec 2.832 personnels. En 2007, sont créés les pôles mère-enfant et rein.

L'hippodrome de Niort-Romagné

Fondée en 1860, la société des courses de Niort est une des plus anciennes associations niortaises.
Les premières courses ont lieu en 1879 dans la prairie de Noron. Dès 1906, un véritable hippodrome est aménagé chemin du Lac. Outre la piste, d'élégantes tribunes sont érigées, ainsi que la maison du gardien.
C'est en 1986 qu'un accord est conclu entre la mairie de Niort et l'association qui fait don du site à la collectivité contre un engagement de son entretien pendant 50 ans.
Dans les années 2000, un million d'euros, autofinancé à hauteur de 80 %, est injecté par la société dans l'aménagement du site (bar, tour, sandwicherie, boxes supplémentaires, vestiaires, hall pour la prise des paris et restaurant).
Des pistes sont aménagées (trot, galop et obstacle) proches du golf, ce qui garantit un environnement entretenu avec soin.
Les cinq réunions par an (40 courses environ) sont classées en 2ème catégorie (de 1 à 3).

En savoir plus :
www.vivre-a-niort.com

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