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René Caillié : le "Marco Polo de l’Afrique"

Né à Mauzé-sur-le-Mignon en 1799, ce fils de bagnard s’engage à 17 ans comme domestique à bord de la flûte Loire qui met le cap sur l’Afrique et dont la frégate amirale est La Méduse. Terrassé par la fièvre, il est rapatrié à Lorient. En 1824, il retourne au Sénégal où il vit, pendant un an, avec les Braknas, tribu mauresque, et apprend l’arabe. En 1827, sans garant ni protecteur, il parcourt le Fouta-Djalon, massif montagneux de Guinée.

René CailliéPour être accepté dans la caravane, il prétend être né en Egypte, avoir été enlevé puis élevé en France, avoir suivi son maître au Sénégal qui l’a affranchi et vouloir retourner dans son pays natal via Tombouctou, la mystérieuse cité du désert, qu’il atteint le 20 avril, caché sous des sacs au fond d’une pirogue. Ethnobotaniste avant l’heure, il rend compte de tout en se cachant derrière un buisson pour écrire sur de minuscules feuillets dissimulés dans son Coran. De retour en France, il est honoré et reçoit 10.000 francs promis au premier voyageur européen à revenir vivant de Tombouctouville secrète aux confins du désert, connue avant lui seulement par de vagues récits fantaisistes ! L’enfant de Mauzé, fêté depuis 1842, est célébré chaque année en juin. Son nom est donné à une rue, un pont et le collège.

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