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Coulon

La capitale de la Venise Verte

Situé en bordure du rivage septentrional du golfe des Pictons, entre plaine et marais, cet ancien domaine colonial gallo-romain exploité par des coloni (ouvriers agricoles libres, mais liés à la terre) devient au XIème siècle un gros bourg rural ancré le long de la Sèvre Niortaise dont l’activité portuaire est intense du Moyen Age au XIXème siècle entre Niort et l’océan. Le château seigneurial (maison noble sise rue du Four reconstruite au XVIIIème siècle et démolie en partie au XXème siècle), situé en face du chevet de l’église, protège le cabotage fluvial mettant en relation les villages des bords de la Sèvre et les quatre fiefs de Coulon. Au XVIème siècle, ces possessions sont acquises successivement par le seigneur Pelot se taillant ainsi un domaine quasi autonome à l’intérieur de la châtellenie séculaire de Benet. Le bras de la Sèvre originel, nommé la Dyve, qui serpente jusqu’aux abords de l’église est canalisé au XIXème siècle, éloignant ainsi le fleuve du bourg. Pour permettre aux fermes de garder un accès direct à l’eau, des fossés sont creusés par les habitants. Mais, par souci d’hygiène, ils sont remplacés par des venelles et de nouveaux quartiers sont bâtis jusqu’au front de Sèvre. L'histoire de cette cité de caractère et celle du Marais sont présentées dans l’ancienne maison de la coutume (taxation du transport de marchandises remontant le fleuve sous l’Ancien Régime). Comment s’est formé le golfe des Pictons ? Qu’est-ce qu’un batai ? Pourquoi l’anguille est l’animal roi du marais mouillé ? Toutes ces questions ont une réponse en images dans cet écomusée !

Petite Cité de Caractère

Logo Petites Cités de CaractèreLe village maraîchin peut s’enorgueillir d’être, depuis fin octobre 2015, reconnu Petite Cité de Caractère. Il rejoint ainsi pour une durée de cinq ans les sept autres communes deux-sévriennes qui ont reçu cette homologation. Cette distinction récompense les villes de moins de 5000 habitants possédant un remarquable bâti historique, rural et urbain. Coulon se donne à présent pour ambition de sauvegarder, restaurer, entretenir son patrimoine, de le mettre en valeur, l’animer et le promouvoir auprès des résidents et des visiteurs.

Autres curiosités à voir :

  • Les venelles du vieux Coulon
  • L’église Sainte-Trinité du XIème et du XVème siècles, sa litre funéraire du XVIIIème siècle et sa drôle de tour d’escalier
  • Le quai Louis Tardy du XIXème siècle
  • La conserverie des Saveurs du Marais dans l’ancienne laiterie
  • La maison aux volets bleus
  • Le barrage-écluse de la Sotterie

La Maison du Marais Poitevin

 Un lieu incontournable pour connaître le Marais Poitevin

Le marais mouillé n'est pas qu'un paysage. Ce secteur du Marais Poitevin qui est souvent appelé la Venise Verte se révèle différemment, grâce à la visite de la Maison du Marais Poitevin (anciennement Maison des Marais Mouillés). On y comprend l'évolution du territoire et l'attachement des maraîchins à leur marais. En à peine plus d'une heure de visite, vous pourrez découvrir nos traditions au travers d'une muséographie plaisante et accessible. 

Une étape sur la Sèvre

La Maison du Marais Poitevin est située en bord de Sèvre, au cœur du bourg de Coulon. Elle a pris place dans un lieu historique : la maison de la Coutume. La coutume était une taxe payée par les bateliers qui circulaient avec des marchandises sur le fleuve. Elle servait à l'entretien des écluses et de la voie d'eau.

La visite de l'éco-musée 

 

Des salles à visiter - La Maison du Marais Poitevin comporte trois salles d'exposition permanente et une salle d'exposition temporaire. Chaque salle donne un éclairage particulier sur le marais.
L'intérieur maraîchin -
L'intérieur d'une maison maraîchine de la fin du XIXème siècle a été reconstitué. Il vous révèlera l'ingéniosité des maraîchins pour s'adapter à un milieu parfois hostile.
La salle de l'anguille
- Une salle toute entière est consacrée à l'anguille, poisson emblématique du marais, et à son alevin si menacé : la civelle. Sa migration et les différentes techniques de pêche utilisées dans le marais n'auront plus de secret pour vous.
La salle de la batellerie
- Les batais, bateaux maraîchins, constituaient le moyen de transport traditionnel des hommes et des bêtes dans le labyrinthe des rigoles et conches du marais. La salle restitue l'ambiance d'un atelier de charpentier et la construction des barques à fond plat. Vous découvrirez l'importance du batai au travers de ses multiples utilisations.

Le Maraiscope : un temps fort de la visite

Laissez-vous conter l'histoire du Marais Poitevin devant une maquette de 15 m2. Tout est réuni pour rendre la découverte vivante et pédagogique : projection vidéo, jeux d'éclairage, dialogues, bruitages... En 20 mn, les grandes étapes de la constitution du Marais Poitevin sont retracées. Ce vaste territoire fut d'abord une mer intérieure avant de se retrouver pris entre deux eaux : celles des rivières du bassin versant d'un côté et celles de l'océan de l'autre. L'histoire de ce paysage est double. C'est à la fois le récit d'un phénomène naturel et celui du travail de l'homme. Ce travail, entrepris il y a 10 siècles, a permis d'accentuer le recul de l'océan et d'assagir les rivières. Les terres noyées d'eau sont devenues un vaste jardin nourricier.

L’église Sainte-Trinité

L’église prieurale est fondée en 830 par l’abbaye de Charroux, puis rattachée à l’abbaye de Nieul-sur-l’Autize et placée sous le patronyme de Saint-Sauveur. Souvent pillée par les Normands, elle est reconstruite au XIème siècle et reçoit le vocable de Sainte-Trinité à la fin du XIIème siècle. Au XVème siècle, le monument est en partie rebâti, puis incendié en 1569 par les Huguenots. Son clocher est reconstruit en 1671. L’édifice est remanié au XIXème siècle et classé Monument historique.

A voir : faux prêchoir extérieur et litre funéraire du XVIIIème siècle due au seigneur de Coulon Jean-Gabriel Simon Berthelin de Montbrun.

Une charmante église trapue et paysanne
La capitale de la Venise Verte love tout contre son cœur une charmante église trapue et paysanne bâtie en 830, peut-être en bois à l’origine, sur une plateforme composée de sable et de graviers, entre la Sèvre Niortaise et la Dive, à un mètre au-dessus de l’eau. Elle est placée sous le vocable de Saint-Sauveur par l’abbé de Charroux (Vienne). Souvent pillée par les Normands, elle est reconstruite au XIè s. Entre 1154 et 1211, le sanctuaire est rattaché à l’abbaye de Nieul-s.-l’Autise (Vendée) et est dédicacé à la Ste-Trinité.

Un puzzle architectural
L’église est reconstruite en partie au XVè s. (nef sud et porte latérale). Au XIXè s., l'architecte niortais Pierre-Théophile Segrétain entreprend des travaux dans un style composite poitevin : roman pour le sanctuaire au chevet plat et gothique pour la triple nef dans le goût du collatéral sud datant du XVè s. L’édifice est classé en 1992 Monument historique.

Le prêchoir extérieur : une pure invention journalistique !
Dans les temps anciens, un oratoire extérieur est élevé pour permettre aux Maraîchins d’assister à l’office sans descendre de barque, à l’époque où le bourg était entaillé de canaux. En fait, il s’agit d’une pure invention journalistique colportée au moment de l’ouverture du syndicat d’initiatives en 1950. Le pseudo-prêchoir est tout simplement une tour à auvent remplaçant une échelle amovible qui était accrochée à l’édifice pour pouvoir sonner le tocsin sans pénétrer dans l’église. Peu pratique et risquant de causer des accidents, elle est substituée par la tour d’escalier dont la partie supérieure était, avant 1733, accessible par une échelle, car il manquait 13 marches !

La litre funéraire
Cette bande noire est peinte au XVIIIè s., sous le ballet, lors du décès de Marie-Charlotte de Belleville, mère du seigneur de Coulon, Jean-Gabriel Simon Berthelin de Montbrun. Jusqu’en 1776, les seigneurs hauts-justiciers avaient le droit d’être inhumés dans les églises. La litre funéraire rappelle ce droit de deuil. Elle figure les armoiries de plusieurs familles apparentées : les de Belleville, de la Rochebrochard, de Lusignan de Saint-Gelais, de Berthelin et du Breuil.

Le barrage-écluse de la Sotterie

Navigable sur 54 km, la Sèvre Niortaise se jette dans l’Océan Atlantique via la baie de l’Aiguillon. Tout le réseau hydraulique maraîchin s’organise autour de ce petit fleuve côtier. Jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, les navires de haute-mer, chargés de marchandises, naviguaient jusqu’à Marans (Charente-Maritime). Les gabares, longues embarcations à fond plat, prenaient le relais jusqu’à Niort en franchissant 9 barrages écluses : Les Enfreneaux, le Carreau d’Or, Bazoin, les Bourdettes, la Sotterie, le Marais Pin, la Tiffardière, la Roussille et Comporté. Les ouvrages actuels sont construits entre 1862 et 1872. Les verts, situés sur le réseau navigable, sont la propriété de la DDE veillant au niveau du fleuve et les bleus appartiennent aux syndicats des marais mouillés régissant les réseaux adjacents (rigoles et conches). Deux hauteurs de plan d’eau sont définies pour chaque bief (partie d’une rivière comprise entre deux écluses et assurant le maintien d’une ligne d’eau suffisante pour la navigation), soit un seuil de niveau supérieur d’eau pour les saisons pluvieuses et inférieur pour la saison chaude. Elles permettent ainsi de concilier les intérêts publics (batellerie) et privés (agriculture). En 2013, le domaine public fluvial est transféré à l’Institution interdépartementale du bassin de la Sèvre niortaise qui est le mécanicien du Marais Poitevin. Situé sur la route de Coulon à Arçais (ancien chemin de halage), le barrage-écluse de la Sotterie, classé en réserve de pêche, est restauré en 2006.

En savoir plus :
www.ville-coulon.fr

Localisation

France
46° 19' 18.4836" N, 0° 35' 6.0792" W
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