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LA ROCHENARD

La Rochénard : une commune pilote

Découvrez le berceau de la modernité rurale !

LA ROCHENARD

Pédestre

Culturel, Historique

Grâce aux fouilles archéologiques, nous trouvons des traces d'occupation du site de la Rochénard depuis la fin du Ier s. et le début du IIe s. ap.J-C. Les fouilles des années 1978-79 nous présentent un cimetière avec des ossements humains et animaux calcinés, des fragments de céramiques, de verres ainsi que des pièces de monnaie datant de l'époque romaine. Vous pouvez en retrouver à l'espace culturel Pierre-Henri Mitard à Usseau. C'est depuis 1287 que le nom de la commune est en constante évolution mais la toponymie est assez similaire. La culture de la vigne est la principale activité de la commune au XIXe s. mais le phylloxéra y met un terme. Les habitants se rabattent sur l’élevage et l'agriculture céréalière. En 1948, la commune est qualifiée de "pilote" car c'est un modèle pour les communes rurales : électricité, eau courante, bains-douches, foyer rural...

-> Itinéraire non balisé

La Rochénard : une commune pilote

Distance : 2,2 km

Étape 1 : Église Saint-Laurent

L’édifice du XIIème siècle est rebâti au XIVème siècle, mais détruit lors des guerres de Religion et reconstruit en conservant des fragments de colonnes et de chapiteaux romans à grosses feuilles de lierre. La tempête de 1999 met en pièces son clocher-porche néogothique, qui est restauré à l’identique en 2001 grâce à cinq entreprises placées sous la direction de l’Architecte des Bâtiments de France et à l’aide financière du Conseil Général des Deux-Sèvres, du Conseil Régional de Poitou-Charentes, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et de la Smacl (mutuelle des collectivités locales). Il est pourvu d’une cloche de 313 kg, Marie-Cléopâtre, bénite le 30 juin 1868.

Étape 2 : Mairie-Ecole (garçons)

En 1873, la commune souhaite construire des écoles et une mairie. Le coût financier est trop important au goût de la population et le terrain où le projet devait avoir lieu se trouve à côté du cimetière. Cela ne convient pas à l'ensemble des habitants. C'est la maison "Tessein" qui est pour l'heure reconvertie en école en 1874. Il faut attendre 1880 pour qu'un accord soit trouvé de réaliser en priorité une mairie-école (garçon) sur un un terrain au nord de la commune (le lieu actuel de la mairie). C'est l'architecte M. Chevillard qui en est en charge.
La mairie récupère l'ensemble du bâtiment pour sa propre utilisation en 2005.

Étape 3 : Ancienne école des filles

Construire une école pour les filles fût depuis longtemps dans le projet de la commune, mais les moyens financiers limités l'on fait passer au second plan par rapport à la mairie et à l'école pour garçon. Les travaux définitifs commencent tout de même en 1886 en face de la mairie-école. les travaux sont menés par A. Bergeron qui termine en 1891. Des agrandissements ont lieu en 1992.

Étape 4 : Anciens bains-douches publics

La Rochénard possède des bains-douches publics dès 1935. Les bains-douches publics sont très communs à cette époque. Mais il est assez rare d'en trouver dans les communes rurales.
La taille de l'établissement était modeste et ne pouvait pas accueillir les hommes et les femmes au même moment.

Étape 5 : Buanderie ambulante

Voici un des points d'intérêts les plus curieux de la commune. En effet en 1955, le maire de la Rochénard, Clodomir Arnaud décide la création d'un syndicat intercommunal, afin de faire circuler une "laverie ambulante" dans les différentes communes aux alentours. Les habitants pouvaient ainsi venir avec leur linge pour le nettoyer. Il y avait quelques machines à l'intérieur de la fourgonnette. Mais en 1969, l'aventure s'arrête sous arrêté du Préfet qui estime que les habitants sont quasiment tous munis de lave-linge à leur domicile.

Étape 6 : Château d'eau - Observatoire

Le château d’eau communal, un des premiers en milieu rural, est situé près de la Coop et mesure 18 mètres de haut. Il est transformé en observatoire touristique dans le cadre des Grands Travaux du Marais poitevin. En plus d’offrir un large panorama sur la plaine et le marais, il présente une exposition didactique expliquant son ancien mode d’exploitation de 1930 à 1978 et douze fresques monumentales évoquant le paysage, les évènements, les légendes et les traditions (la légende du bois de la Mariée, la culture de la lavande dans les années 50, la première laverie ambulante…). Ces dernières sont réalisées en 2004 par un chantier international de jeunes entre les hublots de l’ancienne réserve d’eau de 90 m3.
Entrée libre et gratuite. Clé disponible à la mairie, 14 Grande Rue et ouverte le lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 14h30 à 17h.

Étape 7 : Monument aux morts

Dédié aux habitants de la commune décédés pendant la Première Guerre mondiale de 1914-1918, la Seconde Guerre mondiale de 1939-1945 ainsi que pendant la guerre d'Algérie de 1954-1962. C'est un obélisque en pierre plutôt sobre. Il est au centre d'un petit espace rectangulaire dédié uniquement à accueillir le monument aux morts.

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