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Magné

Magné et son Festival international de peinture

Magné, du latin Magnus signifiant grand, est l’ancien nom d’une riche famille romaine implantée sur une île du golfe des Pictons. Bordé par la Sèvre Niortaise et le Sevreau, le village a jeté par-dessus les cours d’eau quatre ponts dont le plus caractéristique est le pont-levis métallique, témoin de l’âge d’or du commerce fluvial au XIXème siècle. Ce trafic permettait d’exporter de la poterie, vieille industrie locale alimentée par le bri marin, argile du marais. Aujourd’hui, les pots ont laissé place à des expos au Four Pontet situé sur le chemin de halage. Le troisième week-end de juillet, Magné organise le Festival international de Peinture en présence de 300 artistes et occupe ainsi la première position en France pour ce type de manifestation !

Un papillon, symbole de " Terre saine"
Pour son engagement contre l'utilisation de produits polluants, la Région a décerné à Magné un papillon.  En avant-première du Conseil municipal, le maire Gérard Laborderie l'a apposé sur le panneau "Terre saine" à Sevreau.

L’église Sainte-Catherine

L’édifice primitif Saint-Germain d’Auxerre, construit en 936 par l’abbaye de Charroux, est détruit par les Normands. En 1508, un chapitre de six chanoines sous le nom de Sainte-Catherine est fondé par Catherine de Coëtivy, nièce du roi et épouse du seigneur de Magné. L’église est élevée en 1521 par l’architecte Mathurin Berthomé. Les voûtes s’écroulent en 1568 suite au pillage et incendie des Huguenots. En 1789, le monument devient un entrepôt à fourrage et un hôpital militaire pour les galeux en 1793. Il est restauré au XIXème siècle et classé Monument historique en 1913.

A voir : Vierge langeant l’Enfant Jésus (toile du XVIIIème siècle ?), chapelle du Saint-Sacrement avec retable du XVIIIème siècle, vitraux et statues du XIXème et XXème siècles.

La chapelle Sainte-Macrine

Situé sur la colline la plus haute de Magné (42 m.), ce haut lieu saint du pays maraîchin est dédié à Macrine, patronne des bateliers et sainte protectrice du monde agricole. Au XIIème siècle, la petite église est rebâtie. Sous la Révolution, elle est en ruines et vendue à Jacques Barré de Niort. Sa veuve en fait don à la commune de Magné en 1806 qui la reconstruit de 1867 à 1886 dans le style néo-gothique. En 2004, est inauguré un ex-voto en châtaignier co-signés par Laurent Page et ses assistants Julien Monory et Maïté Ballereau-Ferdonnet. Il s’agit d’un bas-relief représentant Macrine à son arrivée dans le Marais, dans une barque s’avançant au milieu des roseaux. Depuis le Moyen Age, tous les 6 juillet, se déroule un pèlerinage qui perdure encore de nos jours. Arrivant de Marans, Maillé, Vix, Damvix, Arçais… par la vieille Sèvre et amarrant leurs barques près du gué de Magné, les pèlerins passaient par trois sources miraculeuses. Il ne subsiste aujourd’hui que la fontaine de la Gravée des Trois Ormeaux, érigée en 1845, à 1 km de la chapelle dans la rue du même nom.

L’Espace Culturel du Four Pontet

Ancien four à pots modernisé par Monsieur Pontet, la fabrique est devenue un lieu d’expositions incontournable dans le Niortais depuis 1998. La poterie magnésienne est une vieille industrie dont les premières traces de l’activité remontent au Néolithique. Le premier atelier connu est né au début du XIXème siècle et le dernier ferme en 1980. Magné fabriquait des objets utilitaires (pots à lait, faisselles, cafetières, pots-marmites à mogettes) et décoratifs (pots à fleurs forme Tours et Paris), de même que des articles de dévotion vendus aux pèlerins de Sainte-Macrine.

Le pont-levis métallique

L’usage du pont en bois, bâti en 1853 en remplacement du bac, est interdit en 1896 suite à la rupture d’un madrier en chêne constituant le tablier, sous le passage d’une lourde charrette. L’actuel pont-levis métallique datant de 1901 supporte une charge de 10 t. Sa partie mobile permet de laisser passer les bateaux qui jadis empruntaient 9 barrages-écluses de Niort à Marans afin d’exporter du sel, du vin, des anguilles et de la poterie. En 1800, le préfet Dupin écrit : Des marchands de Limoges et du Blanc venaient acheter les anguilles qu’ils emmenaient par 10 ou 15 charretées à la fois. Après les avoir fait mourir dans le sel, ils les livraient aux revendeurs, qui, dans les foires et marchés, les faisaient rôtir en plein air, sur des grils. La poterie de Magné était une vieille industrie locale qui fabriquait des objets utilitaires et décoratifs, de même que des articles de dévotion vendus aux pèlerins de Sainte-Macrine.

Le site du Marais Pin

Ce lieu comprend une maison éclusière de 1865 qui, inoccupée depuis 1987, est vendue en 2007 par la direction de l’Equipement et un barrage-écluse avec passe à poissons. A proximité se situe la motte qui branle dont la légende de la fin du XIXème siècle raconte que le sol instable engloutissait dans les marécages les voyageurs malchanceux ! En fait, la motte, parcelle élevée et entourée de fossés (canaux) pour cultiver les légumes de la ferme, vacille sous le poids de ses visiteurs, surtout à l’époque des crues.

Le sentier du patrimoine « De port en port »

Ouverture prévue en 2018.
Au départ du parking de l’Espace du Bief, grâce à une signalétique au sol, un cheminement de 2,3 km le long de la Sèvre Niortaise et dans les ruelles du village, jalonné de 6 panneaux valorisant le petit patrimoine : les villégiatures, le four à pain, la pompe communale...
Les ports maraîchins évoquent le transport du bois, la pêche, la lessive… ; l’image de la vie quotidienne d’antan.
L’îlot du Bras-Rouge situé au bout de la rue du Port-Musqué et intégré au sentier : un lieu d’expérimentation et un parcours pédagogique sur les essences locales.

En savoir plus :
www.ville-magne.fr

Localisation

France
46° 18' 52.4484" N, 0° 32' 47.0328" W
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