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MAGNE

Circuit cyclable 6 – Magné/Bessines/Niort

MAGNE

Vélo

Vert

Culturel

Tous les circuits cyclables des Deux-Sèvres du Marais poitevin ont le même balisage. Sur ces balises (madrier bois avec une plaque turquoise), sont indiqués les numéros des circuits en noir. Ici, suivre le Numéro 6. Les circuits sont balisés dans les 2 sens, il n'y a pas de point de départ spécifique, vous pouvez démarrer votre balade où bon vous semble. Attention, les petits chemins peuvent être empruntés par des véhicules motorisés.

Consignes de sécurité - Le port du casque est vivement conseillé. Je roule à droite. Je respecte le code de la route. Je vérifie l’état de mon vélo (freins et éclairage). Je reste sur les sentiers balisés. Je respecte le marais, site sensible et classé.

Circuit cyclable 6 – Magné/Bessines/Niort

Distance : 26,9 km

Étape 1 : Église Sainte-Catherine

L’édifice primitif Saint-Germain d’Auxerre, construit en 936 par l’abbaye de Charroux, est détruit par les Normands. En 1508, un chapitre de six chanoines sous le nom de Sainte-Catherine est fondé par Catherine de Coëtivy, nièce du roi et épouse du seigneur de Magné. L’église est élevée en 1521 par l’architecte Mathurin Berthomé. Les voûtes s’écroulent en 1568 suite au pillage et incendie des Huguenots. En 1789, le monument devient un entrepôt à fourrage et un hôpital militaire pour les galeux en 1793. Il est restauré au XIXème siècle et classé Monument historique en 1913.

Étape 2 : Éspace Culturel du Four Pontet

Ancien four à pots modernisé par Monsieur Pontet, la fabrique est devenue un lieu d’expositions incontournable dans le Niortais depuis 1998.
La poterie magnésienne est une vieille industrie dont les premières traces de l’activité remontent au Néolithique. Le premier atelier connu est né au début du XIXème siècle et le dernier ferme en 1980. Magné fabriquait des objets utilitaires (pots à lait, faisselles, cafetières, pots-marmites à mogettes) et décoratifs (pots à fleurs forme Tours et Paris), de même que des articles de dévotion vendus aux pèlerins de Sainte-Macrine.

Étape 3 : La chapelle Sainte-Macrine

Situé sur la colline la plus haute de Magné (42 m.), ce haut lieu saint du pays maraîchin est dédié à Macrine, patronne des bateliers et sainte protectrice du monde agricole. Au XIIème siècle, la petite église est rebâtie.

Étape 4 : Le Logis de Pierre Levée

Le logis de Pierre Levée, du nom latin “Petra longa” pierre soulevée, désignait un lieu voisin d’un dolmen, éventuellement d’un menhir. Depuis le XVe siècle plusieurs familles nobles se sont succédés dans ce logis. Puis en 1921 ce fut la maison natale de Jean Richard, c’était le comédien qui incarna notamment le commissaire Maigret dans 92 épisodes, il était passionné par le cirque, il rachète PINDER et reçoit en 1980 le grand prix national du cirque.

Étape 5 : L’Homme de Bessines

Fabrice Hyber(t) est l’auteur en 1989 de L’Homme de Bessines. Ces petits bonhommes verts de 86 cm de haut installés sur le réseau d’eau de la commune, fontaines crachant de l’eau par tous les orifices corporels, répondent à une commande publique de mobilier urbain et traduisent le lien étroit existant entre le maraîchin et le Marais Poitevin.
Cet artiste de renommée internationale vivant à Paris réalise également en 1991 le plus gros savon du monde inscrit au Guiness des records (22 tonnes moulées dans une benne de camion). En 1995, il transforme le Musée d’Art Moderne de Paris en Hybermarché et installe un salon de coiffure professionnel au Centre Georges Pompidou à l’occasion de l’exposition Féminin/Masculin de 1996.

Étape 6 : Port communal de Bessines

Le port communal de Bessines autrefois cœur de la vie villageoise, s’étire au pied d’un coteau
calcaire. Vous pouvez remarquer cet alignement caractéristique de frênes têtards et de peupliers qui sont les arbres emblématiques du Marais Poitevin.

Étape 7 : La Roussille

Du mot poitevin roussea signifiant à la fois roux et ruisseau, La Roussille est le lieu où poussent les rouches, c’est-à-dire les joncs.
Son écluse est installée en 1394 par le duc Jean de Berry, comte de Poitou, pour retenir les eaux de la Sèvre Niortaise dans le canal et le bassin de Niort. Elle est la plus importante des huit écluses de Niort à Marans (Charente-Maritime) et une des premières écluses à sas de France. La date de 1808 est gravée dans la pierre de l’ancien poste de l’éclusier pour rappeler le passage à Niort de Napoléon 1er qui a réglementé par décret la navigation sur la rivière.
Dans le prolongement de l’actuel restaurant, l’ancienne grange de la maison éclusière abritait le cheval utilisé sur le chemin de halage pour tirer les gabares sur le petit fleuve côtier.

Étape 8 : La ferme communale de Chey

Cette ancienne métairie, dépendante de l’abbaye de St-Liguaire, élevait des moutons et cultivait la vigne. D’ailleurs, son nom dérive de chai, mot du dialecte poitevin emprunté à la langue gauloise désignant un lieu où sont emmagasinés les vins et eaux-de-vie en fûts. De 1623 à 1665, elle est exploitée par la famille Gobeil. Son dernier propriétaire, Monsieur Norbert, cesse son activité en 1990. Rachetée par la Ville de Niort en 1994, la ferme devient l’année suivante le nouveau siège du Chaleuil Dau Pays Niortais (groupe régional d’expression et de maintenance des traditions populaires poitevines). En 2003, ce site est classé Lieu de mémoire entre Nouvelle-France et Poitou.

Étape 9 : Maison éclusière de La Tiffardière

A 700 m. en aval de La Roussille, l'écluse actuelle est construite à l'emplacement d'un ancien gué qui, certainement au XVè s., a été aménagé en port d'embarquement pour le bois de marine destiné à bâtir des navires à Rochefort-s.-Mer ; les chênes de la forêt de Secondigny retenus étant marqué d'une fleur de lys et d'une ancre.
L'ingénieur des Ponts et Chaussées Laffore en 1847 et Joseph Maire à partir de 1851 proposent le creusement de canaux de redressement des vieux méandres de la Sèvre Niortaise en transperçant les coteaux. Les plans sont dressés en 1856. Seuls quelques petites courbes sont reprises formant de nouveaux ilôts et les écluses sont construites.
Celle de la Tiffardière, datant de 1860, est rénovée en 2017-18 pour une réouverture à la navigation sur le domaine public. Quant à sa maison éclusière, elle est vendue en 2008 à un riverain du moulin éponyme.

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